Les revenus de valeurs mobilières, de source française ou étrangère, sont généralement imposables à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des “revenus de capitaux mobiliers”.
- d’un PEA
ou PEP , - ou d’un compte d’épargne à long terme (CELT).
Sont visés, sous condition de conservation de l’épargne investie, les revenus d’actions, obligations et assimilés perçus dans le cadre :
| [Haut de page] |
- dividendes d’actions ou revenus de parts sociales,
- revenus d’obligations (intérêts, lots, primes, coupons, etc.),
- et, selon leur origine (actions ou obligations, notamment), revenus distribués par les SICAV et FCP.
Sauf cas d’exonération [§ 1] , tous les revenus et produits de valeurs mobilières détenues à titre privé par les personnes physiques et effectivement payés sont imposables :
| [Haut de page] |
En principe, il suffit d’appliquer le barème progressif de l’IR au montant net imposable des revenus mobiliers.
- à l’exception de ceux se rapportant à des revenus exonérés [§ 1] ou soumis au prélèvement libératoire d’IR [§ 4] ,
- et sauf intérêts d’emprunts souscrits pour l’acquisition.
Sont déductibles les frais et charges supportés pour l’acquisition et la conservation des valeurs :
|
Montant net imposable des dividendes d’actions perçus par des personnes physiques |
|---|
| = montant brut des dividendes – abattements imputables |
Abattements imputables sur le montant brut des dividendes d’actions perçus par des personnes physiques : |
(1) En bénéficient les dividendes d’actions françaises, européennes ou émises par une société ayant son siège dans un pays lié à la France par une convention fiscale internationale. Sont exclus les revenus distribués à titre d’avance, de prêt ou d’acompte, notamment.
(2) En bénéficient les dividendes d’actions françaises, européennes ou émises par une société ayant son siège dans un pays lié à la France par une convention fiscale internationale, y compris ceux perçus par des actionnaires détenant plus de 35 % des droits sociaux. Sont exclus les intérêts des comptes bloqués d’associés.
Les prélèvements sociaux , soit 13,5 % désormais au total, sont directement appliqués par l’établissement payeur au moment du versement des dividendes. Ils sont calculés sur le montant brut des dividendes versés (avant abattements).
| [Haut de page] |
Toute personne physique fiscalement domiciliée en France peut opter, s’agissant de dividendes d’actions susceptibles d’ouvrir droit à l’abattement de 40 % [§ 3] , pour le prélèvement libératoire d’IR au taux forfaitaire de 19 % désormais pour les dividendes perçus à compter du 01.01.2011 (contre 18 %, auparavant) calculé sur le montant brut. S’y ajoutent 13,5 % désormais de prélèvements sociaux .
S’agissant de revenus d’obligations européennes (émetteur établi dans un pays membre de l’EEE, hors Liechtenstein), option possible pour le prélèvement libératoire d’IR au taux forfaitaire de 19 % désormais (+ 13,5 % désormais de prélèvements sociaux ).
| [Haut de page] |