Les plus-values sur valeurs mobilières et droits sociaux enregistrées par les particuliers à compter de 2011 sont imposables (sauf exonération) dès le 1er euro de cession (et non plus en cas de franchissement du seuil annuel de cession). Le taux d’imposition a également été relevé.
- la nature des titres cédés,
- l’importance de la participation détenue (> ou < à 25 % du capital social),
- ou le régime juridique de la société.
Peu importe :
- lors de la cession à titre onéreux (vente, échange, apport en société) d’actions , obligations , titres participatifs, titres de SICAV et FCP , etc., droit d’usufruit ou de nue-propriété portant sur ces valeurs,
- si le montant des cessions réalisées la même année excède le seuil de taxation de 25 830 € pour l’imposition des revenus de 2010,
- quel que soit le montant des cessions (dès le 1er euro de cession), à compter du 01.01.2011.
Sont normalement imposables les plus-values réalisées par les personnes physiques, dans le cadre de la gestion de leur patrimoine privé :
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- si le montant annuel des cessions n’excède pas le seuil de taxation de 25 830 €, pour l’imposition des revenus de 2010,
- ou si elles sont réalisées dans le cadre notamment d’OPCVM , d’un PEA ou d’un PEP , de titres de jeunes entreprises innovantes (sous condition de participation n’excédant pas 25 %).
Les plus-values sont exonérées :
Les plus-values réalisées à compter du 01.01.2014 par les associés “passifs” de sociétés de personnes soumises à l’IR seront en tout ou partie exonérées, après 8 ans de détention, sous conditions de recettes annuelles.
- font l’objet d’un abattement de 1/3 par année de détention au-delà de la 5e année,
- d’où une exonération totale à partir de 8 années pleines de détention.
Pour les cessions réalisées à compter du 01.01.2006 de titres de sociétés soumises à l’IS, les plus-values :
La durée de détention s’apprécie cependant à compter du 01.01.2006, pour les titres acquis avant cette date. Ce dispositif commencera à produire ses effets pour la première fois aux cessions réalisées à compter de 2012. Par exception, ces dispositions s’appliquent déjà aux cessions réalisées par les dirigeants de PME lors de leur départ à la retraite (sous condition de durée d’exercice, notamment).
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- le prix de cession (- frais),
- et le prix d’acquisition (ou valeur au jour de la succession ou donation si acquisition à titre gratuit) (+ frais).
Il est égal à la différence entre :
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- 18 %, mais uniquement en cas de dépassement du seuil de taxation [§ 1] , pour l’imposition des revenus de 2010,
- 19 %, dès le 1er euro de cession, à compter de l’imposition des revenus de 2011.
Imposition à l’IR au taux de :
S’y ajoutent, rétroactivement depuis le 01.01.2011, 13,5 % de prélèvements sociaux (contre 12,3 % auparavant)
.
- en cas de dépassement du seuil de taxation [§ 1] pour le calcul de l’IR, s’agissant de pertes réalisées en 2010,
- quel que soit le montant annuel des cessions pour le calcul de l’IR, s’agissant de pertes réalisées à compter de 2011, et pour celui des prélèvements sociaux
.
Les moins-values sont déductibles des plus-values de même nature, réalisées au cours de la même année d’imposition ou des 10 années suivantes, notamment :
Des mesures transitoires sont prévues pour 2010, lorsque le seuil de cessions annuel n’a pas été franchi au cours de cette année.
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