Si les héritiers réservataires
reçoivent moins que la fraction de succession à laquelle ils ont impérativement droit, c’est nécessairement que des libéralités trop importantes ont été consenties. Celles-ci doivent être réduites ; la réduction est l’opération correspondante.
- ne sont pas nuls,
- mais doivent être diminués, jusqu’à ce qu’ils n’excèdent pas la quotité disponible.
Lorsque leur total excède la quotité disponible
, donations antérieures et legs :
La réduction constitue la sanction des libéralités excessives. Elle peut frapper tant les héritiers que les non-héritiers, qui devront restituer à la succession des biens indûment perçus.
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Tous legs et donations (y compris entre époux) sont normalement passibles de réduction, dès lors que ces libéralités portent atteinte à la réserve des héritiers
, sauf s’ils renoncent à tout ou partie de leur réserve dans un pacte successoral .
- des biens laissés par le défunt au décès (y compris ceux légués),
- et des donations antérieures (sauf présents d’usage
et menues libéralités).
Pour apprécier si les libéralités sont ou non excessives, on effectue le total :
Le résultat obtenu donne la "masse de calcul". En fonction des héritiers en présence, on calcule leur réserve et la quotité disponible. Si le total des libéralités préciputaires excède la quotité disponible, il peut y avoir réduction.
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- par les héritiers réservataires
ayant accepté la succession exclusivement (ou ayants cause universels), - pendant en principe 5 ans, à compter du décès.
L’action en réduction peut être exercée :
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- les legs sont réduits en priorité, au prorata de leur valeur, proportionnellement entre eux,
- puis les donations sont réduites les unes après les autres, en commençant par la plus récente et en remontant à la plus ancienne.
De façon générale :
L’action en réduction a donc pour effet l’anéantissement, total ou partiel, de la libéralité qui empiète sur la réserve héréditaire. Pour les legs, il suffit simplement de ne pas les exécuter.
- par le paiement d’une soulte,
- en nature, sous certaines conditions,
- en “moins-prenant” s’il s’agit d’héritiers réservataires
.
Ils sont réduits :
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