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Parmi les diverses réformes de la politique familiale
entreprises par le gouvernement Jospin au cours de l'année
2001 figure le congé de paternité. Depuis le
1er janvier 2002, les pères peuvent désormais
bénéficier d'un congé supplémentaire
à l'occasion de la naissance d'un enfant. Ce nouveau
droit s'ajoute en effet au congé de naissance prévu
pour tous les salariés par le Code du travail (3 jours).
Qui peut en bénéficier
?
Le congé de paternité est ouvert à l'ensemble
des actifs, qu'ils soient travailleurs salariés, chômeurs
indemnisés, fonctionnaires, militaires, travailleurs
indépendants, conjoints collaborateurs ou employeurs.
L'intéressé doit toutefois en premier lieu
justifier de 10 mois d'immatriculaton en tant qu'assuré
social à la date du début du congé. Il
doit également :
- avoir travaillé au moins 200 heures au cours des
3 mois précédant la date du début du
congé de paternité,
- ou avoir cotisé sur un salaire au moins égal
à 1 015 fois le SMIC horaire au cours des 6 mois
précédant la date du début du congé
de paternité.
A quelle occasion ?
Le congé de paternité est accordé au
père à l'occasion de la naissance de son enfant.
Le lien de filiation devra donc bien évidemment être
justifié.
L'adoption étant considérée dans notre
droit de la même manière qu'une naissance, elle
ouvre également droit au congé de paternité.
Le père doit prendre son congé dans les 4 mois
à compter de la naissance de l'enfant. Bien sûr,
ce congé peut être pris dans à la suite
des 3 jours légaux.
En cas d'hospitalisation de l'enfant, le délai de
4 mois court à partir de son retour au foyer.
Quelles formalités ?
L'employeur ne peut pas refuser la demande d'un congé
de paternité. Cela étant, le salarié
doit bien évidemment l'en informer par écrit.
Certaines entreprises peuvent demander expressément
l'envoi d'une lettre recommandée avec accusé
de réception. En outre, le salarié doit respecter
un préavis d'un mois avant le début du congé.
Si le salarié anticipe mal le début de son
congé en fonction de la date prévue de naissance,
il doit négocier avec son employeur les possibilités
pour décaler son absence.
De son côté, l'employeur informe la caisse d'assurance
maladie de la demande de congé en remplissant notamment
une attestation de salaire. Le salarié, ou l'employeur
au moment de la remise de cette attestation, devra justifier
de la filiation avec l'enfant au moyen de la copie de l'acte
de naissance ou du livret de famille mis à jour.
Quelle durée ?
La durée du congé est de 11 jours maximum non
fractionnables, soit donc 14 jours, congé légal
inclus. Tous les jours calendaires sont comptés (samedis,
dimanches et jours de fête).
En cas de naissances multiples, le congé est de 18
jours.
Quelle indemnité ?
Pendant le congé, le père perçoit une
indemnité journalière en remplacement de son
salaire, qui est versée par la caisse d'assurance maladie.
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Montant
maximum
de l'allocation de congé de paternité
- Salaire pris dans la limite
du plafond de la Sécurité sociale :
2 352 €
- Indemnité journalière :
2 352 / 30 = 78,4 €
bruts par jour
- Après déduction
des cotisations sociales : 62,88 €
nets par jour (61,47 € en Alsace-Moselle),
soit 691,68 € pour la durée totale
du congé
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Le calcul de cette indemnité est équivalent
à celui de l'allocation de maternité. En conséquence,
le salarié dont la rémunération est inférieure
au plafond de la Sécurité sociale (2 352 €
par mois) touchera son salaire net habituel. A l'inverse,
le salarié percevant une rémunération
supérieure au plafond de la Sécurité
sociale subira une baisse de revenu sauf si un accord d'entreprise
(convention, accord de branche...) prévoit le versement,
par l'employeur, du complément d'allocation à
hauteur du salaire habituel.
En pratique, le salaire pris en compte est la moyenne des
salaires des 3 mois qui précèdent le congé
de paternité. Pour les chômeurs, c'est l'activité
salariée avant indemnisation qui détermine les
règles d'attribution et de calcul de l'indemnité
de remplacement. Quant aux non salariés, l'indemnité
est forfaitaire : 1/60e du plafond de la Sécurité
sociale (39,20 € par jour).
L'allocation de congé de paternité est soumise
à la CSG et à la CRDS.
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