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Le revenu net imposable dans la catégorie des traitements
et salaires est déterminé sous déduction
des frais inhérents à la fonction ou à
l'emploi occupé. En principe, ces frais sont pris en
compte sous la forme :
- d'une déduction forfaitaire égale à
10 % du revenu déclaré,
- comprise entre un minimum et un maximum, fixés
respectivement pour l'imposition des revenus de 2004 à
382 € (839 € pour les demandeurs
d'emploi) et 12 862 €.
Si vous estimez que la déduction forfaitaire de 10
% est insuffisante, vous pouvez demander à déduire
le montant de vos frais professionnels réels. Pour
cela, vous devez en faire la demande dans la déclaration
annuelle des revenus et joindre un relevé détaillé
de vos frais professionnels.
Conditions d'exercice de l'option
Il est possible d'opter pour la déduction des frais
réels dès lors que vous estimez que le montant
des frais sera supérieur à la déduction
forfaitaire normale de 10 %. De ce fait, la déduction
des frais réels a pour conséquence la renonciation
à toute déduction forfaitaire.
Chaque membre du foyer fiscal est libre de choisir entre
déduction forfaitaire de 10 % et déduction
des frais réels. Ainsi deux époux salariés
ne sont-ils pas obligés d'effectuer le même choix.
L'option s'exerce pour une année. Si vous souhaitez
l'exercer l'année suivante, vous devez en refaire la
demande. A défaut, la déduction forfaitaire
normale de 10 % sera appliquée.
Bien évidemment, est-il besoin de rappeler que les
frais dont la déduction est admise sont ceux que vous
avez effectivement acquittés l'année pour laquelle
vous déclarez vos revenus.
Justification des frais
Vous devez être en mesure de justifier les frais dont
vous demandez la déduction, la première condition
étant qu'ils aient réellement été
occasionnés pour les besoins de l'activité professionnelle.
La loi ne précise pas la nature des justificatifs
à produire même si bien sûr la présentation
de facture(s) constitue le moyen le plus sûr. Selon
les postes de dépenses, il peut vous être demandé
attestation patronale, circuit et liste des régions
visitées, modes de transports, marque et puissance
de la voiture, etc.
Le fisc est sensé faire preuve d'une grande souplesse
en la matière. En effet, les salariés ne sont
pas astreints à tenir au jour le jour une comptabilité
complète de leurs dépenses professionnelles.
En outre, il n'y a pas lieu non plus de refuser systématiquement
la déduction de frais au seul motif que la demande
n'est pas appuyée de documents détaillés,
surtout s'il est notoirement reconnu, dans certains cas, que
la justification précise de ces frais est pratiquement
impossible.
Les justifications devront néanmoins être d'autant
plus précises que le montant des frais pourrait a priori
paraître anormal ou disproportionné par rapport
à l'activité du salarié ou par rapport
à sa rémunération.
A défaut de justification, cette déduction
est limitée au montant de la déduction forfaitaire
de 10 %.
Principaux frais professionnels des salariés
Le régime des frais réels est à l'origine
d'un abondant contentieux et suscite une forte incompréhension
de la part des contribuables lorsque d'un centre des impôts
à l'autre des positions différentes voire opposées
sont prises sur des situations individuelles identiques ou
similaires. Il est difficile ici d'examiner tous les cas de
figure, tout au plus pouvons-nous rappeler les grandes règles
défendues par l'administration fiscale.
Le principe général est que seuls
sont admis en déduction des revenus de l'année
au cours de laquelle ils ont été effectivement
payés, les frais occasionnés directement par
l'exercice de la profession salariée, notamment
:
- les frais d'usage et d'entretien de l'automobile personnelle
utilisée à des fins professionnelles,
- les frais de changement de résidence en cas de
changement d'emploi ou de mutation,
- certaines dépenses de formation.
Sont donc exclues les dépenses résultant de
convenances personnelles.
Frais de déplacement
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Trajet domicile-travail
:
la règle des "40 kms"
La situation des salariés
qui font état de leurs frais réels de
transport entre leur domicile et leur lieu de travail
doit être réglée comme suit :
1 / La distance entre le
domicile et le lieu de travail n'excède pas 40 kms :
dans ce cas, le salarié n'a pas à justifier du caractère
normal de l'éloignement. La déduction est toujours admise
dans son principe. Mais les frais ne sont déductibles
que s'ils sont justifiés (moyen de transport, factures
d'entretien, etc.).
2 / La distance entre le
domicile et le lieu de travail excède 40 kms. Soit
le salarié fait état de circonstances particulières
justifiant l'éloignement (motifs professionnels ou motifs
personnels significatifs) : les frais (justifiés)
peuvent être admis en déduction dans leur intégralité.
Soit le salarié ne justifie d'aucune circonstance particulière,
la déduction est alors admise à concurrence des 40 premiers
kilomètres.
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S'entendent les frais engagés notamment au titre :
- du transport du domicile au lieu de travail,
- du transport pendant les horaires de travail et les frais
de mission,
- du déménagement,
- de la double résidence.
L'administration peut admettre comme raison de l'éloignement
: l'exercice de l'activité professionnelle du conjoint,
les problèmes de scolarisation ou certains motifs familiaux,
les écarts de coût de logement (motifs économiques).
De même, les frais de double résidence, imposés
pour des raisons professionnelles, ne sont en principe admis
que si vous avez pu justifier que toutes vos tentatives de
regroupement de la famille sont restées vaines pour
des raisons indépendantes de votre volonté.
Frais de repas
Les frais de nourriture constituent une dépense d'ordre
personnel qui ne peut pas, en principe, être admise
en déduction de vos revenus. Toutefois, les dépenses
supplémentaires que vous auriez à supporter
si vous ne pouvez pas prendre vos repas à votre foyer en raison d'horaires
de travail particuliers ou d'éloignement du lieu de
travail, ont le caractère de frais professionnels.
Si vous pouvez justifier avec précision le montant de vos frais de repas, vous pouvez déduire la différence entre ce montant et une somme forfaitaire de 4,05 € (imposition des revenus de 2004) par repas. A défaut, vos frais sont évalués forfaitairement à 4,05 € par repas.
Aucune déduction ne sera admise si vous avez la possibilité
de déjeuner sur votre lieu de travail ou du moins à
proximité (cantine), pour un coût n'excédant
pas ce que vous auriez à supporter pour vos repas à
domicile.
Frais de formation et de documentation
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Frais de thèse
Les frais exposés par un professeur pour la
préparation, l'impression et la diffusion d'une
thèse de doctorat, dès lors que celle-ci
aura une influence sur le déroulement de sa carrière,
peuvent être admis en déduction.
Toutefois, les dépenses de diffusion, et notamment
celles d'impression, ne sont admises en déduction
que pour la partie de leur montant correspondant au
nombre d'exemplaires nécessaires à la
soutenance ou diffusés gratuitement auprès
d'organismes d'enseignement ou de recherche, et après
imputation des éventuelles subventions reçues
à ce titre.
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Les dépenses supportées en vue d'acquérir
un diplôme ou une qualification permettant d'améliorer
votre situation professionnelle ou d'obtenir un nouvel emploi
dans un autre domaine professionnel constituent des frais
professionnels déductibles.
Cette déduction n'est pas remise en cause si l'exercice
effectif de la nouvelle activité professionnelle n'est
pas prévu immédiatement mais il faudra justifier
que les dépenses ont réellement été
effectuées dans la perspective de ladite activité.
En revanche, les dépenses qui ne sont pas destinées
à améliorer votre situation professionnelle
ne peuvent être admises en déduction (par exemple,
un diplôme préparé à la veille
d'un départ en retraite ou au cours de la retraite).
Les frais engagés en vue d'accroître vos connaissances
professionnelles, comme par exemple, l'achat d'ouvrages professionnels,
l'abonnement à des publications professionnelles, ou
des séjours d'études peuvent être admis
en déduction. Mais, à l'inverse, ne peuvent
pas être pris en compte, l'abonnement à des journaux
d'informations générales, des frais de recherches
personnelles liées à une passion ou à
une occupation durant les temps de loisirs ou encore l'apprentissage
d'une langue à titre personnel.
Locaux professionnels
Il s'agit des frais occasionnés pour l'occupation
d'un local spécifique requis pour l'exercice de l'activité
salariée. Cette déduction ne bénéficie
qu'aux salariés qui ne disposent pas d'un bureau fourni
par leur employeur. Ce peut être le cas d'enseignants
ne disposant pas de bureau dans l'établissement où
ils dispensent leurs cours, de journalistes ou encore d'activités
liées à la bureautique à domicile.
Le local affecté doit être effectivement utilisé
à des fins professionnelles. L'importance de la superficie
de ce local s'apprécie en fonction de l'activité.
Autres dépenses
| Type de dépenses |
Observations |
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Frais de matériel, mobilier et fournitures
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Ils doivent bien évidemment
se rapporter à l'exercice de la profession. Ne
peut donc entrer dans cette catégorie l'ordinateur
acheté principalement à des fins personnelles. |
| Frais vestimentaires |
La déduction
n'est admise que s'il s'agit d'acquérir et d'entretenir
des vêtements ou des tenues spécifiques exigés
pour l'exercice de l'activité professionnelle.
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| Frais de réception,
de représentation ou de gratification |
Ce poste de dépenses
s'examine au cas par cas. Il doit avoir, là encore
par principe, un caractère professionnel (notamment
acquérir, conserver ou développer une clientèle).
Les frais d'invitations destinées à créer
ou à entretenir des relations personnelles ne constituent
pas des dépenses professionnelles déductibles. |
| Impôt, taxes
et amendes |
Les impôts et
taxes payés par un salarié sont admis en
déduction lorsqu'ils se rapportent directement
à l'activité professionnelle. Il en va ainsi
des taxes (ou de la quote-part de ces taxes) afférentes
à un local exclusivement utilisé pour les
besoins de la profession. En revanche, les amendes pénales
constituent des peines personnelles. Elles ne peuvent
donc être déduites. |
| Frais médicaux |
Les dépenses
de santé ont un caractère personnel, elle
ne sont donc pas susceptibles d'être admises en
déduction de votre rémunération brute.
Toutefois, lorsque le port d'un appareil ou d'une prothèse
est indispensable pour remédier à un grave
handicap, qui, non corrigé, interdirait à
la personne qui en est atteinte l'exercice normal d'une
activité professionnelle, la dépense correspondante
peut être considérée comme ayant un
caractère professionnel. |
| Frais de procès |
Les dépenses
supportées dans le cadre de procédures prud'hommales
engagées contre leur employeur, notamment en vue
du paiement de salaires, constituent des frais professionnels. |
| Dépenses effectuées
à l'étranger |
Dès lors qu'elles ont un caractère professionnel,
le montant de ces dépenses exprimées sur
les justificatifs doit être converti en francs
(en euros à compter du 01.01.02). Des taux de
conversion font l'objet d'une publication annuelle au
Bulletin officiel des impôts.
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