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50 %, c'est le gain qu'enregistre la Bourse
de Paris sur l'année 1999. De toutes les grandes places internationales,
Paris est celle qui affiche la meilleure performance. Pourtant,
la Bourse ne suscite pas l'enthousiasme chez les Français.
L'actionnariat individuel en France stagne aux alentours de
5,2 millions. Selon la Banque de France, un peu plus de 10
% des titres étaient détenus en direct par les particuliers
au premier trimestre 1999. Au total, la Bourse ne représente
que 6 % de l'épargne totale des ménages.
Selon un sondage réalisé par la Sofres pour "la Vie Financière",
66 % d'entre vous trouvent la Bourse trop compliquée. Vous
la trouvez également trop risquée. Ainsi, les Français continuent
à bouder les placements en actions et à préférer des produits
offrant plus de sécurité, tels l'assurance-vie ou l'épargne
réglementée (PEA, PEL,…). Les actions apparaissent, en effet,
comme un placement trop risqué. Même les Sicav et FCP, gérés
par des professionnels, ne séduisent pas les épargnants. Seulement
4 % des Français possèdent ce type de produits dans leur patrimoine
(chiffre inférieur à celui du début des années 90).
Les privatisations : premiers pas vers la Bourse
L'intérêt des Français pour la Bourse reste très lié aux privatisations : 83 % des actionnaires français détiennent des actions de sociétés privatisées et 52 % ne détiennent que ce type de titres. Cependant, on assiste à un changement sensible de comportement. Les porteurs d'actions en direct commencent à diversifier leur portefeuille. Le nombre d'actionnaires détenant exclusivement des actions privatisées a légèrement diminué à 2,7 millions, alors que celui des personnes détenant d'autres titres cotés est remonté à 2,5 millions contre 2,4 millions en 1998.
Si les actions individuelles ne vous séduisent pas encore, les produits d'épargne en actions connaissent en revanche un succès grandissant. C'est le cas des contrats d'assurance-vie multisupports, mais surtout du PEA. Lancé en 1992, le Plan d'épargne en actions permet d'invesir en Bourse dans une enveloppe dotée d'avantages fiscaux. Vous êtes 4,6 millions à être titulaires d'un PEA. Le troisième trimestre 1999 a enregistré 234 400 nouveaux titulaires de PEA, soit une hausse de 5,4 % par rapport au trimestre précédent. Sur un an, le nombre de nouveaux souscripteurs s'élève à 1,2 millions. L'encours des capitaux placés est en constante progression également : +4,2 % au troisième trimestre par apport au trimestre précédent et 23 % sur un an ; ainsi, il atteint actuellement 456,55 milliards de francs.
L'intérêt de la Bourse varie selon la catégorie socio - professionnelle, la situation géographique et l'âge des investisseurs. Le taux d'actionnaires augmente en effet avec l'âge : seuls 3,9 % des jeunes entre 25 et 30 ans possèdent des actions tandis que 16 % des 45/54 ans sont actionnaires. 32 % des cadres supérieurs et des professions libérales sont titulaires d'un portefeuille. 20 % des habitants de l'Ile-de-France investissent en actions contre seulement 9 % chez les ruraux. Bref, l'actionnaire individuel type est un retraité aisé habitant Paris. Cependant, la Bourse commence à s'ouvrir aux catégories moins fortunées. Désormais, un tiers de ceux qui possèdent des actions dispose de moins de 100 000 francs d'économie.
La Bourse plus accessible grâce au courtage en ligne
En général, les actionnaires français gèrent leur portefeuille
eux-mêmes : 57 % d'entre eux gèrent seuls leur portefeuille
d'actions cotées, 31 % gèrent une partie de leur portefeuille
seuls et confient l'autre sous mandat et seulement 12 % confient
la totalité de leur portefeuille sous mandat. D'autre part,
ils sont très attentifs à l'exécution de leurs ordres, notamment
sur le niveau des commissions. C'est pourquoi, l'émergence
des courtiers en ligne devrait stimuler l'actionnariat individuel.
Les banques s'apprêtent d'ailleurs à lancer une offre de courtage
en ligne très grand public.
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