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Marché de l'immobilier ancien : jusqu'où la hausse ?


Le marché de l'immobilier ancien en France reste dynamique en France malgré une baisse des transactions enregistrées en 2003 par rapport à 2002 : 615 700 transactions réalisées contre 627 100 l'année précédente.

Le Sud-Ouest et le Sud-Est restent les régions les plus dynamiques avec des volumes de transactions en progression de 13 % et de 6,6 % sur un an. En revanche, l'activité a fortement reculé dans le Nord et dans l'Est (-14,9 %) et dans une moindre mesure dans l'Ouest (-5,5 %).

En Ile-de-France, le marché de l'immobilier ancien a poursuivi sa progression en 2003. 214 181 transactions ont été ainsi enregistrées, soit une légère hausse de 2,4 % par rapport à 2002, selon les derniers chiffres de la Chambre des notaires de Paris. La progression a été particulièrement sensible en grande couronne (+4,8 %) et dans une moindre mesure en petite couronne (+1,5 %). En revanche, les transactions sur Paris ont légèrement reculé (-0,4 %).

Hausse des prix : toutes les régions sont concernées

Le dynamisme de l'immobilier ancien se voit avant tout dans la hausse des prix au m2 qui n'a pas faibli en 2003 et s'est poursuivie au 1er trimestre 2004. Ce phénomène a touché l'ensemble des régions françaises avec plus ou moins d'ampleur. L'ile-de-France demeure la région où les prix des logements anciens restent les plus élevés.

Selon les chiffres de la FNAIM (Fédération nationale des agents immobiliers), les prix des logements anciens en France ont augmenté de 14,3 % en 2003, de 13,9 % au 1er trimestre 2004 et de 45 % en 3 ans. C'est dans le Sud-Ouest et le Sud-Est que les progressions sont les plus importantes.

Localisation des logements Taux de croissance annuel moyen
en 2003 au 1er trimestre 2004
Ouest + 9,8 % + 11,7 %
Ile-de-France + 14,4 % + 13,2 %
Nord et Est + 7,6 % + 10,7 %
Sud-Ouest + 19,8 % + 17,7 %
Centre et Alpes + 16,7 % + 15,4 %
Sud-Est + 15,3 % + 17,1 %
France entière + 14,3 % + 13,9 %
Source : observatoire FNAIM des marchés de l'ancien

Le prix moyen des logements anciens au m2 s'établissait au 1er trimestre 2004 à 2 040 € en France. Dans les différentes régions, il s'établissait à :

  • 1422 € dans le Nord et l'Est,
  • 1 538 € dans l'Ouest,
  • 1 765 € dans le Centre et les Alpes,
  • 1 797 € dans le Sud-Ouest,
  • 2 768 € dans le Sud-Est,
  • 2 959 € en Ile-de-France.

Marché de l'immobilier parisien : "une forme olympique"

Cette formule a récemment été employée par Patrick Wallut, président de la Chambre des notaires parisiens, à l'occasion de la présentation à la presse des chiffres de l'immobilier parisien au 4e trimestre 2003.

Le prix moyen au m2 dans Paris tous arrondissements confondus s'est en effet élevé à 3 989 € au dernier trimestre 2003, contre 3 530 € fin 2002.

Les 6e et 7e arrondissements demeurent les plus chers de la capitale : 6 265 € (+6,2 %) et 5 771 € (+2,4 %). Les 19e et 20e arrondissements sont restés les moins chers (2 885 € et 3 114 €), mais il convient de noter qu'ils enregistrent parmi les plus fortes progressions sur un an : +14,8 % et 14,5 %.

En banlieue, la chambre des notaires de Paris note que les prix des appartements anciens en grande couronne talonnent désormais, et parfois dépassent, ceux de la petite couronne. Si les Hauts-de-Seine demeurent le département le plus cher après Paris (2 983 €), le département des Yvelines (2 403 €) est désormais plus cher que le Val-de-Marne (2 337 €). Les notaires parisiens constatent un phénomène quasi-identique avec la Seine-et-Marne (1 610 €) et l'Essonne (1 602 €) dont les prix se rapprochent désormais de ceux constatés en Seine-Saint-Denis (1 647 €).

Quelle tendance pour 2004 ?

"Pour l’année 2004", commente Patrick Wallut, "il serait hasardeux de faire une prévision sur l’avenir du marché immobilier francilien dans le contexte économique actuel, sensible à la fois aux événements internationaux, à la situation du marché domestique de l’emploi et à l’évolution des taux d’intérêt. Toutefois, force est de constater que le niveau des prix des logements pourrait connaître, cette année, une amorce de stabilisation eu égard à la décélération enregistrée, au 4e trimestre 2003". "Même s’il convient de relativiser cette décélération", ajoute-t-il, "son ampleur permet de laisser penser que l’on entre dans une phase de stabilisation des prix dans les zones les plus chères.

Même son de cloche à la Fnaim où l'on constate que l'année 2004 devrait se caractériser par une activité stable mais fixée à un haut niveau. La perspective d'une remontée des taux d'intérêt à l'horizon 2005 est seule susceptible d'affecter réellement l'activité du marché immobilier.

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