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L'immobilier à la montagne séduit à nouveau


Après plusieurs années où les prix et les volumes de transactions ont enregistré un sévère fléchissement, le marché de la neige repart à la hausse ; mais les acquéreurs sont plus exigeants sur la qualité des biens proposés. La demande s'est en effet profondément modifiée depuis les années 80 où le marché était essentiellement dominé par les acquisitions de petites surfaces, les studios représentant entre 30 et 50 % des transactions. Aujourd'hui, les acheteurs préfèrent des appartements plus grands, plus conviviaux situés dans des chalets en bois et non plus dans de grands immeubles en béton qui dénaturent les stations.

Le chalet individuel devient très prisé. Seul problème : ces biens sont rares. Les professionnels constatent ainsi un déséquilibre entre l'offre et la demande : d'un côté, un nombre important de studios à revendre et qui ne trouvent pas preneur, de l'autre, de beaux appartements ou chalets qui s'arrachent à des prix très élevés.

Conséquence, le marché de la neige est très contrasté : certaines stations, qui ont mal vieillies comme Tignes ou La Plagne et qui proposent essentiellement des petites surfaces dans de grands immeubles, voient leur prix moyen tourner autour de 10 000 francs le mètre carré pour une rentabilité locative nette d'à peine 2 %. En revanche, les stations prestigieuses telles Courchevel, Megève, Méribel ou Chamonix flambent de nouveau avec des prix autour de 30 000 francs le mètre carré pour une rentabilité nette d'environ 4 % et beaucoup plus si le bien est rare et original.

Encouragement fiscal

Cette année, en Savoie, la commercialisation a progressé de 72 % dans le neuf et de 28 % dans l'ancien. Le neuf a évidemment été dopé par le dispositif Perissol. Si le dispositif Besson ne prendra pas le relais, puisque les conditions tenant au niveau des ressources du locataire et au montant des loyers ne s'appliquent pas à la montagne, d'autres formules vous sont proposées.

Les résidences de tourisme

Elles ont rencontré un vif succès, elles représentent actuellement une vente sur deux dans le neuf. Le principe est simple, moyennant le remboursement de la TVA due sur le prix d'achat (soit 17 % du prix TTC), l'acheteur confie la location de son bien à une société d'exploitation pendant une période variant entre neuf et onze ans. Le propriétaire perçoit alors des revenus garantis nets de charges (autour de 4,5 % sur le prix hors taxes). Dans certains cas, l'acheteur peut se réserver une période d'occupation personnelle.

Les résidences de tourisme classées dans des zones de revitalisation rurale

Lorsque vous achetez un bien situé dans une zone de revitalisation rurale, vous pouvez combiner la récupération de la TVA avec une réduction d'impôt. Les zones concernées sont, entre autres, la vallée de la Maurienne, les Alpes du Sud ou les Alpes de Hautes-Provence. En revanche, la Savoie et la Haute-Savoie ne sont pas concernées.

Si vous vous engagez à louer le bien pendant neuf ans, vous bénéficiez d'une réduction d'impôt de 15 % du prix d'achat dans la limite de 250 000 francs si vous êtes seul et de 500 000 francs si vous êtes mariés. Cette réduction est étalée sur quatre ans. Un couple marié, bénéficie donc d'une économie d'impôt maximum de 75 000 francs.

Par exemple, si vous êtes mariés et que vous investissez en 1999 dans un programme livrable en 2000, vous bénéficierez d'une réduction de 18 750 francs sur les impôts de l'année 2000 que vous réglerez en 2001. Les trois années suivantes, c'est-à-dire jusqu'en 2004, vous profiterez d'une réduction d'impôt d'un montant identique. Faites attention toutefois qu'en raison du plafonnement de l'avantage fiscal, les promoteurs ne soit tentés de limiter les prestations. Vérifiez la qualité du bien proposé. Il ne faudrait pas que l'opération financière à finalité fiscale se fasse au détriment de l'investissement immobilier proprement dit.

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