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Si les Français consomment de plus en plus au détriment de leur épargne (leur taux d'épargne a nettement reculé en 1999, passant en dessous de 15 % de leur revenu disponible), cela ne les empêche pas de s'enrichir.
Leur patrimoine a augmenté ces derniers temps et ce grâce à
l'envolée des cours de la Bourse et au recours aux crédits bon
marché leur permettant d'acquérir des biens immobiliers. Ainsi
leur patrimoine financier et immobilier s'est accru de 7,8 %
en 1999 (contre 4,8 % en 1998). La reprise du marché immobilier
devrait engendrer de nombreuses plus-values estimées à 663 milliards
de francs en 2000.
Les riches dans
le monde
Une récente étude sur les fortunes financières mondiales réalisée
par la banque d'investissement américaine Merill Lynch et
le cabinet de conseil en stratégie Gemini Consulting confirme
que la période est propice à l'enrichissement.
Les plus fortunés, c'est-à-dire selon les critères de l'étude
ceux qui détiennent plus d'un million de dollars d'actifs
financiers (hors résidences principale et secondaires et hors
entreprise, considérée comme outil de travail) sont toujours
plus nombreux. Grâce à la croissance économique, le club des
plus fortunés compte un million de membres supplémentaires
par rapport à l'année précédente. Il atteint désormais sept
millions d'individus dans le monde et ceux-ci détiennent une
fortune totale de 25 500 milliards de dollars.
Les fortunes
les plus rapides
C'est en Asie que les fortunes se sont le plus accrues l'an
dernier. Les millionnaires en actifs financiers en dollars
sont passés de 1,3 million à 1,7 million. En Amérique du Nord,
ils sont passés de 2,1 millions à 2,5 millions. En Europe
de 1,8 million à 2,2 millions.
La plupart des milliardaires sont domicilés en Amérique
du Nord : ils sont 54 % des 514 recensés par l'étude. Ils
sont 115 en Europe, 77 en Asie, 31 en Amérique latine et 14
au Moyen-Orient.
Les facteurs
d'enrichissement
L'envolée des Bourses mondiales, elles ont gagné 37 % l'an
dernier, explique en partie le phénomène d'enrichissement
rapide, principalement en Europe. Autre facteur d'enrichissement,
les introductions en Bourse d'entreprises technologiques et
autres start-up qui ont généré un nombre record d'individus
"ultra-fortunés".
C'est ainsi que les fortunes traditionnelles, d'origine
familiale, qui représentent encore 51 % des fortunes européennes,
ne devraient plus peser dans les années à venir que 43 %.
Désormais, la majorité des nouvelles fortunes viennent des
créateurs d'entreprises. Les experts estiment que "l'Europe
va devenir la première zone mondiale de création de richesse".
Les cotations en Bourse devraient fournir 27 % des nouvelles
fortunes européennes. La part des fortunes réalisées grâce
à la cession d'entreprise classique ou à l'héritage baisse
régulièrement.
La France comptait, en 1997, 76 000 ménages ayant un patrimoine
financier compris entre 10 et 30 millions de Francs et 14
000 dépassant les 30 millions. Selon les estimations pour
2002, ces chiffres devraient respectivement passer de 121
000 et 25 000.
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